14.1.11

Éloge de la diversité

( Paris depuis Notre-Dame ° été 2008 )

Quand elle descend de sa montagne à cheval après un séjour d'au moins dix jours pour revenir à Paris, la brunette est toujours étonnée de voir autant de faciès différents et inconnus se mouvoir autour d'elle. (Oui, la brunette se prend parfois pour la reine de Saba.) Une multitude de visages qui, sitôt vus, seront pour la plupart déjà oubliés... C'est ainsi.

Il faut dire que dans son village quasi natal, ben y'a pas foule, et tout le monde ou presque se connaît depuis la nuit des temps. On a donc l'habitude de côtoyer les mêmes trombines, souvent d'une même famille d'ailleurs, on ne se pose même pas la question de la diversité du genre humain (bien qu'on ait la télé je vous rassure. Et les chaînes par fibre optique ne vont pas tarder). Or, quand on évolue d'un hameau de 3 000 âmes à la capitale avec pour seule transition j'ai nommé le super TGV, force est de constater que la question se manifeste à elle réellement, dès même l'arrivée en gare de Lyon.

C'est un fait : le pied à peine posé au sol / déjà happée par le rythme frénétique de la plus belle ville du monde (enfin faut voir, elle a pas encore vu Rome) / et vite qu'elle se dépêche pour ne pas traîner dans ces couloirs de métro aux odeurs nauséabondes (aaah le petit vent frais du soir là-haut sur le col du Fémur, il est loin déjà), la brunette réalise à chaque fois avec une naïveté confondante combien l'homo erectus peut se muer en physiques totalement différents les uns des autres.

Quel beau panel, les amis. Et tandis qu'elle file en direction de son deux-pièces à la vitesse de la ligne 12, immanquablement elle se dit avec une certaine tendresse : "Ah, ça, je suis bien à Paris."

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