28.2.11

Vintage Summer: La piscine (1969)

"69, année érotique", susurrait Jane Birkin dans l'hymne inoubliable du même nom.
On retrouve dans La piscine de Jacques Deray, sorti cette année-là, une toute jeune Jane.
La piscine reste l'un de mes films favoris. J'aime la subtilité qui s'en dégage. Le film est tout en nuance dans la tension sensuelle. L'ambiance langoureuse d'un été devient malaise et perverse
à mesure que s'installent la jalousie et la frustration... jusqu'au meurtre.
Delon et Schneider s'y révèlent d'une beauté insolente, surnaturelle. 


( La piscine, de Jacques Deray ° 1969 )
( Alain Delon et Romy Schneider, couple canon )

"69, erotic year" whispered Jane Birkin in the unforgettable hymn of the same name. We find in the
Jacques Deray's movie "La piscine" ("The Swimming-Pool") went out this year a very young Jane. 
"La piscine" is one of my favorite movies. I like the subtlety which gets free of it. 
The movie is qualified till the sensual tension that its secretes. The summer's languorous mood becomes uneasiness and perverse while take place jealousy and frustration... until murder. 
Alain Delon and Romy Schneider prove themselves to be of an impudent beauty. 

26.2.11

Auvergne's Ghosts

( Sur les volcans, après la pluie )
( On the volcanos, after the rain )

24.2.11

De la photo très cliché

Ahah, génial. Fallait avoir l'idée (c'est souvent comme ça que ça commence, n'est-ce pas ?...). L'artiste suisse Corinne Vionnet a superposé des clichés de touristes pour montrer que ceux-ci prennent toujours la même photo des monuments les plus célèbres. Je ne sais pas comment elle a fait concrètement mais le résultat est très beau, ils ont raison dans Libé, on dirait de la peinture.

C'est par là : http://next.liberation.fr/arts/11011325-la-photographie-selon-les-touristes


( Le Taj-Mahal, à Agra, en Inde )

La sublime indécence du grand Serge

Pour les 20 ans de la mort de Serge Gainsbourg.






° Des eaux troubles
Soudain troublent
Mes sens
La décadanse
M'a perdue
Ah tu me tues
Mon amour
Dis m'aimes-tu ? °


Il fut un temps où l'un de mes oncles nous emmenait, ma sœur et moi, en virée à la Fnac de Grenoble où il nous offrait généreusement tous les CDs que l'on voulait. L'un des premiers que je choisis fut la compile en deux volumes de Serge Gainsbourg sortie en 1995 chez Polygram, "De Gainsbourg à Gainsbarre". Je vous la recommande avec beaucoup d'enthousiasme car s'il existe bien à mon sens une compile d'une qualité remarquable, c'est celle-ci. Tous les classiques et les duos marquants y figurent, avec en prime quelques morceaux moins connus. En tout, c'est près de trente titres pleins de l'âme du grand Sergio. Ma Denon et moi, on adore. La voisine, un peu moins. Normal, elle, son truc, c'est la salsa. 

23.2.11

Teint de rose

( warning âmes sensibles s'abstenir )

Paraît que j'ai le teint rose, le grain fin, la peau fraîche et douce, si douce...° celle que jalousent les copines de lycée, celle complimentée par l'esthéticienne, les petits copains. C'est vrai. Rose comme le murmurait Ronsard en son temps à la jeune Cassandre, souvenez-vous... :

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au soleil
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée 
Et son teint au vostre pareil

Oui, Cassandre, c'est un peu moi. Le secret ? L'héritage maternelle, déjà... Un peu comme si on se partageait le gène de la jolie peau avec ma mère (c'est souvent un truc de mère). Bon, ça c'est pas un vrai secret. Ca s'appellerait plutôt "le capital beauté". Je n'ai aucun mérite dans l'histoire. Alors l'idée, c'est de chouchouter ce capital beauté.
Je ne suis pas fumeuse, c'est pas mon truc. Déjà, ça aide. Ensuite, outre un régime alimentaire qui fait la part belle aux fruits et légumes (mais pas que, faut pas rêver), le rituel du soin : là, pas de mystères. Selon moi, c'est ce qui va faire la différence. Du pur, du naturel ! Du simple.
Voilà comment je procède : j'utilise un savon surgras (bio de préférence) que j'applique sur le visage avec les doigts, ou à l'aide d'une petite brosse achetée chez Body Shop – si je me suis maquillé les yeux, je retire au préalable le mascara avec de l'huile d'amande douce sur un coton, ou avec les doigts – je me démaquille à l'huile depuis mes 18 ans, et à ce jour (34 ans) je n'ai aucune ride – puis je rince à l'eau froide. Tous les soirs. Même s'il est tellement tard que le petit matin pointe son museau et que je suis morte de fatigue, même si j'abusé du whisky-coca... je ne fais pas l'impasse. Le matin, je me contente d'un splash d'eau froide pour me réveiller.
Le petit truc en plus, c'est... de m'asperger le visage d'eau de rose (bio là aussi, on en trouve de très bien chez Monop), que je conserve au réfrigérateur. En brumisateur, et aussi souvent que ça me chante. Le parfum léger qui fouette les joues est un pur délice. Bonne mine garantie, même à Paris ! Puis, j'applique ma crème de jour (en ce moment c'est Nuxe, Caudalie me convient aussi très bien, le tout étant de trouver celle qui nous correspond le mieux) ; je n'ai pas de crème de nuit, et si la peau tiraille un peu, je la rends plus souple avec quelques gouttes d'huile chauffées aux creux des mains. J'insiste alors sur le contour des yeux.
Une fois par semaine, je laisse poser un masque à l'argile blanche une dizaine de minutes (avant qu'il ne sèche complètement, car il assècherait alors la peau, ce qui n'est pas le but recherché). 
Voilà. Quoi d'autre ? Un bon sommeil, être bien dans sa vie ? Oui, oui, certes, ensuite, à chacune d'apporter ses ingrédients annexes... Je n'ai donné que les bases pratiques qui correspondent à mon type de peau et à mes habitudes :o)

Et vous, quel est votre rituel beauté ? Celui que vous pratiquez depuis longtemps et qui fait partie de votre quotidien ?

° oui, bon, j'ai l'air de me la péter là, mais si y'a bien deux trucs sur lesquels je peux me la péter, c'est ça et le ski ;)

22.2.11

17.2.11

The Actor

( A Brando Inspiration )

impetuous in your white tee-shirt
you take on life
by playing your role

impétueux dans ton tee-shirt blanc
tu endosses la vie
en incarnant ton rôle

( Marlon fucking Brando )

16.2.11

The Dancer

( A Nureyev Inspiration )


half-naked man in tights
raised on your feet
solitary and handsome
in front of your mirror
you look at the reflection of your art


homme à demi-nu en collant
dressé sur tes pieds
solitaire et beau 
face à ton miroir
tu contemples le reflet de ton art


( Rudolf Nureyev )

12.2.11

In the Mood for...

... a lamb?

( Défilé Etam ° janvier 2011 ° © madame.lefigaro.fr )

11.2.11

Les yeux d'Amélie

L'autre soir je tombais inopinément sur un reportage de Zone Interdite concernant les mariages "hors normes". D'habitude ça me gonfle et puis là c'était au tour d'Igor Bogdanov, l'un des jumeaux, personnage parmi les plus zarbs de la télé française, n'est-ce pas ? Suffisant pour stopper la zappette. Surtout lorsque j'ai appris qu'il se mariait avec Amélie de Bourbon Parme, descendante directe de Louis XIV. J'ai été un temps fascinée par cette période de l'Histoire – et pour ça habiter Paris c'est le top ! –, autant dire que toute mon attention s'est alors focalisée sur la petite lucarne.

Je me garderais bien de commenter l'étrange assortiment de ce couple (trente ans de différence, lui avec sa singularité physique et sa personnalité atypique, elle fraîche et très simple – je l'ai tout de suite beaucoup aimée). Nan nan nan. Je les ai trouvés touchants, même. Ce qui m'a interpellé, ce sont ses yeux. Les yeux d'Amélie. De grands yeux bleus, limpides, un peu tombants, à la paupière prononcée, aux longs cils fins. Les mêmes yeux que ceux des enfants de Marie-Antoinette sur les tableaux de Vigée-Lebrun. Les mêmes yeux que l'enfant du Temple !

J'ai l'air de m'emballer, là, mais non, jugez plutôt :

( Louis-Charles de France par Alexandre Kucharski, 1792 ° Château de Versailles )

( Amélie de Bourbon Parme en 2002 ° © peopleandgotha.com )

Alors bien sûr, la vérité ne crie pas sur ces images de piètre qualité (pas trouvé mieux, j'en suis désolée). Cela dit, l'air de famille est évident. Vous ne trouvez pas ?
Et j'ai vu (oui de mes yeux vu) les tableaux dans les expos et dans les musées, jusqu'à poser presque mon nez sur la peinture vieillie, et les zooms du reportage sur le visage de la blonde héritière. Stupéfiant. Après tout, 210 ans séparent Amélie de son aïeul ; ce n'est pas si loin que ça. 

6.2.11

Le prélude philarmonique


J'aime lorsque, avant le concert,
les musiciens déjà en place, sur leur trente-et-un,
accordent ensemble leur instrument en une joyeuse cacophonie
Violoncelles, bassons, cors, tubas... emplissent l'espace de notes aléatoires
C'est le chaos !
puis, c'est le silence... le chef d'orchestre approche...
Archets suspendus, le regard rivé sur ses bras levés 
les musiciens à l'affût guettent le signal... la baguette retombe,
alors s'élève dans l'espace et le temps
la musique

3.2.11

Cupcakes en bouche

Gourmande un jour, gourmande toujours. Et ce n'est pas le régime d'après-fêtes qui changera la donne. Un mois sans sucre, ça se fête ! Et avec un cupcake encore ! Mais pas n'importe lequel, puisque mon choix s'est porté sur ceux de Chloé S., dont toute la blogosphère parle avec enthousiasme. Parcourir le blog attenant à la marque a fini de me convaincre très facilement. Les petits gâteaux tendances préparés par la demoiselle et sa brigade y semblent si parfaits, si esthétiquement réussis, que ce serait pêché que de ne pas y goûter.

Comme par le plus heureux des hasards, il s'avère que la boutique toute rose de Chloé S. se trouve à dix minutes de chez moi. Et un jour, elle se trouve carrément sur mon chemin, ouais, comme ça. J'entre... À l'intérieur, c'est cosy et rétro. Je suis reçue par Chloé S. herself. Elle est pétillante cette fille, c'est agréable. On discute cinq minutes, et puis je me décide sur deux cupcakes... c'est une première, il me paraît essentiel de pouvoir comparer...
Pour être honnête, je suis un peu déçue par la proposition en vitrine ; seuls quatre ou cinq variétés de petits gâteaux sous cloche, zut je m'attendais à plus. Bon. Je choisis banane-chocolat et vanille-chocolat. Rien de trop exotique, j'ai des goûts simples. J'attends quand même le retour chez moi pour les déguster (on n'est pas des sauvages).

( ° beau et bon ° )

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils sont adorables ! Girly à souhait, tout mignons dans leur emballage à pois, l'un et l'autre surmontés d'une lichette de crème et de petites choses en sucre, là une micro banane, ici des billes en argent, des vermicelles de couleur... Pour un peu, on n'oserait pas les toucher. Mais non, bien trop appétissants... Je prépare un thé à la grenade, sors ma jolie vaisselle, les y dépose... mords dans ces petites merveilles...

Eh bien, pas fan de crème à la base, je dois avouer que... mmh ! ce goût de gâteau fait maison, reconnaissable entre tous... mmh ! ce goût de vraie banane, de vrai chocolat... miam ! les mini décors croquants... oh ! déjà avalé le cupcake !

Zut alors, c'était bon, très bon même ! Sans surprise, certes (les ingrédients sont bio et tout est préparé à la main, on s'attend donc à de la qualité), mais rassurants, goûteux et fondants. Un délice de fées, dont le prix – 3, 50 euros le cupcake quand même – constitue sans aucun doute le seul bémol. À la limite, tant mieux, on évite ainsi de se ruer dessus tous les jours.

Moi je dis : vive les cupcakes de Chloé S. ! 

C'est malin, j'ai envie de tous les goûter maintenant...



( Chloé S. réalise aussi des gâteaux à la demande ° non mais regardez-moi ces merveilles ! )

Retrouvez toutes les infos gourmandes sur http://www.cakechloes.blogspot.com/
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2.2.11

Le charme suranné des films d'antan

Le cinéma contemporain j'aime ça (tu parles d'un scoop), même si le dernier Coppola-fille m'a ennuyé à mourir (Sofia, si je peux me permettre un conseil chérie : ne tire pas trop sur la corde des thèmes chers à ton cœur, ça saoûle maintenant !), mais je crois que j'aime encore plus le cinéma d'hier. 

Parmi les films d'antan au charme suranné dont je me délecte : Le Bal des vampires, de Roman Polanski. Un petit bijou de drôlerie sorti en 1967. Le titre en VO donne à lui seul le ton : The Fearless Vampire Killers, or pardon me but your teeth are on my neck. Une parodie, donc, des films d'épouvante de l'époque, aux décors délicieusement kitsch et très soignés (l'auberge de Shagal serait ainsi la reconstitution exacte d'un hôtel juif d'Europe centrale au XIXe siècle, d'après Wikipedia). Le casting aussi vaut le détour : hormis un jeune Roman Polanski himself dans l'un des rôles principaux, on découvre un professeur Abronsius complètement loufoque, des seconds rôles absolument gratinés (on dirait qu'ils sortent d'un clip de Mylène Farmer au temps de Désenchantée) et on ne peut, bien sûr, que s'émouvoir devant la beauté délicate de Sharon Tate avec un pincement au cœur, quand on connaît la fin tragique qu'elle connût, la malheureuse, à peine deux ans plus tard. 

Le Bal des vampires demeure le genre de film idéal pour ces longues soirées d'hiver. C'est la (re)découverte d'un rythme – plus lent –, d'un humour – intelligent – et d'un je-ne-sais-quoi qui se déguste comme une madeleine de Proust (avec un thé bien chaud, la madeleine ; ça caille dehors !).