11.12.13

Boules Quies, etc.

Ne pas supporter la musique de mes voisins fait-il de moi une vieille conne ?


Tout d'abord mettons les choses au clair. Je suis encore loin d'avoir ma carte Vermeil. J'ai à peine dépassé les trente ans. Ouais, depuis sept ans. 

Comme tout un chacun, j'aime le (bon) son. J'ai même investi dans une Denon. Parfois, j'y écoute Céline Dion. All byyyyy myself...


J'ai deux soucis.

First:
Ma voisine immédiate n'écoute que de la salsa. Sur un appareil apparemment approximatif, qui plus est. Déjà que la salsa, ça va cinq minutes. Mais alors, quand le tout crachote... Gniii. J'ai presque envie de l'inviter à l'écouter chez moi pour qu'elle goûte enfin au bonheur instantané.

Second--Last but not least:
Les petits jeunes.
Eux, ils ont le matos.
Redoutable.

Les petits jeunes...

De jour, croisés dans les parties communes ou au Monop rayon PQ, un couple à tête de bébé, charmant au demeurant, elle rouge au lèvres de rigueur, lui grand ébouriffé. So parisian. On a envie de les adopter.
De nuit... à la pleine lune, la mue commence. Toute bienséance tombe. Eux et leurs amis se transforment en hyènes surcocaïnées. Hululements, rires hystériques, jappements au son du boum-boum, ils font un peu peur à travers les murs de papier. L'amnésie opère. Un studio dans un immeuble occupé ? L'heure tardive ? Ils savent pas. Ils savent plus. Sauf l'heure du dernier métro. Là, vient alors les grandes embrassades sur le pas de la porte. Les "ouaiiiiiiiis allez saluuuuut ! on s'appelle, heiiiiiin ? Hiiiiii Aaaaaah AhAhAh" jetés dans la cage d'escalier, tandis que les talons claquent sur le bois des marches du troisième jusqu'en bas. La sono aura hurlé jusque tard dans la nuit, elle aura certes craché du vrai bon son (ils ont au moins bon goût) sur du vrai bon matos, dommage simplement que la puissance dudit appareil ne soit pas tout à fait appropriée au lieu. Dans un château normand en plein verger un mardi soir, peut-être...


Parfois dans ces moments, j'envie les personnes zen (ou lâchent ?) qui ne se manifestent pas pour faire baisser la pression. 
Toujours, j'envie à cet instant les personnes sourdes. Je milite d'ailleurs pour un appareil auditif pour bon-entendants que l'on pourrait ajuster à sa guise selon la tranquillité souhaitée. 


Je suis déjà allée frapper à leur porte. Dix minutes avant qu'ils n'entendent mes coups excédés.

Je n'ai pas encore fait appel aux flics, les grands méchants loups. Pfff, c'est pas terrible d'appeler les flics, si ? Est-ce que ça changerait quelque chose ? Est-ce que ça n'empirerait pas, plus tard, par pur esprit de contradiction ? Est-ce que ça peut être pire ?

Un soir, deux petites dames âgées rebeus, qui habitent sous leur appartement (les pauvres), sont venues tambouriner et réclamer un peu de calme. J'en ai été sidérée. D'habitude très discrètes, le seuil de tolérance de ces dames devait avoir allègrement explosé tous les compteurs pour qu'elles se déplacent ainsi, à près de minuit en semaine, en robe de chambre.


Alors oui, je n'ai rien fait d'autre que d'aller exprimer mon exaspération une dizaine de fois. Je n'ai pas fait mes besoins sur leur paillasson, ni posé de scotch sur leur sonnette à 6 heures du mat', quand je vais bosser. J'ai pas piqué son ELLE à la jeunette. Ils sont proprios, ils ne vont pas déménager demain. Moi non plus. 

J'en appelle aux bonnes idées qui sommeillent en vous. Que faire, amis des internets ?... (m'incruster à leurs sauteries : niet, n'essayez même pas)

19.9.13

Minimaliste

( dans la douche : un shampoing de bonne qualité, un savon et pis c'est tout )

J'ai relu ce chouette bouquin de L'art de la simplicité, de Dominique Loreau (Marabout). 

Plusieurs années après l'avoir acheté, je suis contente de constater que ses préceptes du zen me sied toujours.

4.9.13

Comment embellir son quotidien ( dans le métro )

( nuances d'hortensia )

Où commence la beauté ?, demande Diane Kruger dans la dernière pub Chanel.

Dès que l'émotion paraît, non ? Dès que ça ravit les yeux, les sens. Dès que ça fait du bien. Quand tout s'allège le temps de la contemplation.

Voilà ce que je ressens à chaque passage devant cette petite boutique de fleurs près du jardin du Luxembourg, là où le soleil guide mes pas en cette fin d'été.

A l'extérieur, des fleurs superbes, certaines rares, en pleine santé, attirent l'oeil.

A l'intérieur, c'est minuscule, joliment encombré, l'écrin noir de la boutique met en valeur le floral. Au fond, l'immense lustre en nacre prend toute la place, ce contraste de taille charme l'oeil encore. Ici ça sent l'élégance, l'exigence de l'esthétisme japonais, l'amour.

On est reçu par Yoshika Yamamoto, puisqu'il s'agit de sa boutique, de son art.
La jeune femme volubile à l'accent charmant, un peu manga, réserve un accueil joyeux, bavard, très frais. Une bombe d'énergie !



Cette tige d'hortensia, je comprends qu'elle coûte six euros. C'en est seize, en fait. Je suis cric-crac mais tant pis, je ne refuse rien au beau. J'achète. La tige est emballée dans du papier kraft cendre et bio, est attachée par un lien de velours vert, deux brins de fleurs des champs sont épinglés avec la carte de visite. Ravissement devant tant d'attentions et de grâce.



Dans le métro, je reste debout, le bouquet précieux porté comme un enfant, offert aux voyageurs, pour que cette beauté illumine leurs yeux le temps du trajet. Je suis sûre que les nuances d'hortensia se sont imprimées sur les rétines.

Ce soir, ils rentreront un peu plus heureux sans vraiment savoir pourquoi...




Yoshika Yamamoto
13, rue Vavin 
75006
Tél. : 01 46 34 73 52




20.8.13

Du sport avec Cindy

J'ai retrouvé ma copine Cindy. Oui, elle :

( image chopée sur google )

Devant l'étendue des dégâts (fesse molle pourtant réputée très ferme ! bras chewing-gums... Mmmh, et je n'ai que la trentaine), j'ai ressorti mon super-DVD préféré de derrière les bouquins, "Le Grand challenge" de Cindy "canon" Crawford (TF1 Vidéo, ici ou . On le trouve aussi sur youtube).

C'est simple, je ne vois aucun défaut à ce programme de fitness.

Je l'avais acheté dès sa sortie en DVD et je l'adore. Pourtant, je ne suis pas une grande sportive, je préfèrerai toujours m'étendre sur le canapé avec un bon bouquin plutôt que suer sang et eaux en leggings.


Voici les raisons, selon moi, d'adhérer à ce programme :


* La scénographie, bien que datant de 1993 (la Préhistoire !), est restée moderne : musique vraiment sympa (on reconnaîtra quelques tubes de ces années-là), décors dépouillés (industriel, désertique...), Cindy au top de sa jeunesse dans autant de tenues dévoilant ses muscles fins (oui, on veut les mêmes : super motivant !)

* Les exercices commencent par des échauffements de la tête aux pieds et font ensuite travailler tout le corps. S'alternent ainsi séries cardio, d'abdos, pour les jambes, pour les bras (avec deux petites haltères, mes préférés), des étirements... L'ensemble dure 70 minutes mais l'on peut choisir les séances à travailler selon son temps, son envie et ses besoins. A noter : le rythme est un poil soutenu, on souffre un peu, mais on s'y fait très vite, jusqu'à connaître les mouvements par coeur (et hop ! plus besoin de dvd ;)

* Les exercices sont très efficaces. Pour peu que l'on s'y tienne, on se muscle vraiment. Au plus fort de mon assiduité (soit deux à trois séances par semaine), mes bras et mon ventre se dessinaient joliment. Yihaa !

* La présence de l'entraîneur Radu Teodorescu, "gourou" du fitness du showbiz de l'époque, apporte une certaine crédibilité.

* Si l'on suit bien les indications, peu de risques de se faire mal. Des conseils personnalisés permettent d'optimiser les exercices.

* Et puis, last but not least : l'entière liberté de pratiquer chez soi, à toute heure, dans n'importe quelle tenue. Perso, ça me convient. La douche se trouve à deux mètres. Je ne pleure pas sur un abonnement au prix d'un rein si j'arrête tout pendant quelques semaines. Pour moi, pour avoir testé les deux formules, le niveau de motivation nécessaire pour suivre une série d'abdos est le même, que l'on doive se rendre dans un club ou rester à son domicile. Mais, ceci est très personnel :)


J'envisage désormais de combiner Cindy avec... la natation. Si ! Le retour (aussi). Les raisons sont identiques : envie de me détendre, de prendre soin de ma silhouette, de me sentir mieux... Et puis, il est temps, suite à l'épisode du genou.

Suis au taquet !

Pourvu que ça dure ;)

18.8.13

Le Jardin d'acclimatation

Nous sommes le 18 août et avons donc encore quelques magnifiques journées à venir, or je ressens pour la première fois cette sourde angoisse des jours qui raccourcissent déjà, non mais qu'est-ce que ça veut dire docteur ? Suis-je tellement en manque de lumière, en plein été ?  

Argh !!!

Heureusement, le sujet du jour nous ramène au vert, au lumineux, au joyeux. Oui ! Le Jardin d'acclimatation est plein d'enfants ! Ca crie, ça rit, ça chahute, ça se rue sur les manèges, ça caresse les animaux. Ca pleure de fatigue en fin de journée, aussi. Ah, ils sont trop mignons ces petits. 


( le jardin cultive un charme désuet. il a été inauguré en 1860 par Napoléon III )

( ce manège tout simple fait tourner les têtes et pose un grand sourire sur les visages, même de ceux qui regardent )

( le pigeonnier d'époque rappelle combien les pigeons étaient utilisés comme moyen de communication, autrefois )

( bucolique... )
( très bucolique... aux portes de Paris ! )
( par-delà les arbres, les tours de la Défense semblent irréelles )

Agréable pour une visite, le Jardin d'acclimatation, toutefois, ne se prête pas à un pique-nique entre amis (peu de pelouses où poser ses fesses) et encore moins à qui recherche un peu de repos. On en ressort plutôt les oreilles bourdonnantes. Mais, les enfants sont ravis. Hormis les manèges, le jardin propose un petit zoo où ils pourront approcher perroquets, ânes, lamas, chèvres... Bémol principal, tout est payant : l'entrée, mais les attractions aussi. Ca peut faire cher l'après-midi.

16.8.13

Vue de ma fenêtre ° 11

( surlignage fluo, le coucher de soleil devait être fabuleux. penser, la prochaine fois, à choisir un apart avec vue
sur l'horizon -- et du bon côté. on notera ici l'insolente proximité du Monop' )


15.8.13

Une semaine en images

Les rétrospectives ont ceci de bon qu'elles permettent de se poser un peu. De regarder par-dessus son épaule en suspendant à peine le temps qui passe. De faire du bien tout simplement, si l'on choisit de se remémorer les belles images.

Je fais partie de ces gens désireux d'évoluer dans un environnement agréable, esthétique, harmonieux (calme ?). C'est pour cela, d'ailleurs, que je ne m'épanouis pas dans mon job actuel, dont je cherche à m'extraire pour toujours et pour bientôt, je l'espère. Je fais en sorte de m'imprégner de beau (du moins à mes yeux) dès que possible.

Ici le terme beau définit aussi une émotion, et pas seulement une esthétique.

Voici ce que j'ai immortalisé ces derniers jours (photos prises à l'iPhone).


Des nuages depuis mon salon



( j'apprécie beaucoup le fait de pouvoir m'immerger dans le ciel depuis le canapé.
le ciel prend les deux tiers de la fenêtre. c'est essentiel à ma survie en milieu urbain : dans la contemplation, abstraction quasi immédiate du bruit de la rue en-dessous et rêverie devant les nuances rosées du crépuscule sur
les formes poétiques des nuages )

La vue insolente depuis le Perchoir

( la vue depuis le Perchoir, le nouveau lieu dont tout Paris va bientôt se repaître - l'ouverture officielle se fera en septembre. le bar se trouve sur le toit d'un immeuble du XXe. la vue à 360°, toujours époustouflante, omet cependant
la Tour Eiffel, c'est dommage. un poil bobo mais très sympa, le Perchoir propose aussi un restaurant sous le rooftop.
une chouette adresse à ajouter dans sa liste des endroits où voir Paris d'en haut (toujours important de s'élever !) )


La magie du Louvre, la nuit


( je serai toujours une éternelle touriste dans ma ville. je ne manque jamais de me balader au musée du Louvre, ancienne demeure des rois de France. à la nuit tombée, le fabuleux éclairage valorise l'architecture
comme jamais, donnant au lieu une magie supplémentaire, inoubliable ) 


Le confort du Chesterfield, au Fumoir


( nullos que j'étais, je n'avais jamais osé approcher du Fumoir, l'imaginant pédant et pompeux.
heureuse surprise : les serveurs sont plutôt cools, les cocktails à tomber sans vider le porte-monnaie et,
si on a la chance d'investir le canapé Chesterfield mis à disposition, on passe un moment délicieux )

L'intérieur d'un petit apart parisien (le mien ;)



( prendre en photos son intérieur permet de prendre du recul sur la déco : ce qui va, ne va pas, etc. trop important
son petit nid à soi, à partager de temps en temps, où se vautrer toujours, et bénir sa cositude )

14.8.13

Le Muséum d'histoire naturelle

La mer, c'est beau c'est bien c'est bleu, mais à Paris, elle n'y est pas.
A Paris par contre, on a ça :

( Pérou ? Camargue ? Perdu, Ménagerie du Jardin des Plantes ! )

Les façons de s'émerveiller ne manquent pas. La capitale recèle des trésors. L'un d'eux est un lieu fantastique et très ancien : le Muséum d'histoire naturelle.

Sur 26 hectares, en plein Ve arrondissement, s'étendent le Jardin des Plantes (ancien jardin médicinale sous Louis XIII), sa Ménagerie, la Galerie d'anatomie comparée et de paléontologie, la Galerie de minéralogie et de géologie, la Grande galerie de l'évolution, les Grandes serres... et quelques autres encore, depuis 400 ans !

Ici, c'est la recherche et l'exhaustivité du vivant, faune et flore réunis, depuis que la Terre est Terre.

Un lieu comme ça fait s'emballer les sens. Les gamins en sont fous, tout surexcités qu'ils sont devant les animaux, l'immensité verte, quand les adultes reçoivent en plein coeur cette joie immense qui leur fait soudain adorer Paris en plein mois d'août. Un soin si spécial est apporté à la végétation -- on le sent, c'est de l'amour pour la nature : les milliers de fleurs faussement arrangées par couleurs, les milliers d'arbres rares, qu'on réalise subitement sa pleine humanité, partie prenante d'une planète sublime. C'est con mais ça m'a rendue toute chamallow.

Autour de ces merveilles, de somptueux bâtiments très "Poudlard" abritent les expositions les plus incroyables qui soient. Pensez : on y trouve des squelettes de dinosaures ! Moi, ça me rend maboule. Il faudrait passer des journées à tout lire, tout observer, tout comprendre, tellement la richesse culturelle y est colossale. En voilà une bonne raison de faire du Muséum d'histoire naturelle un rendez-vous régulier.

13.8.13

L'amoureuse

Elle minaude un peu, mais c'est pas sa faute, elle est amoureuse.

Elle est assise en face de lui, le buste sur la table, son genou touche son genou, elle le mange des yeux, boit ses paroles, fait des oh, des ah, arrondit la bouche, avance les lèvres, sourit franchement, explose de rire, pose sa main sur son bras, elle a besoin de le toucher, c'est plus fort qu'elle.

Elle a dans les yeux cette dévotion mêlée de tendresse qui fait qu'elle ne voit que lui dans ce bar bondé.

Elle a sur les lèvres ce sourire flottant qui soudain s'élargit à la phrase de l'adoré.

Elle l'aime si fort qu'elle le voit auréolé : de petites fleurs, de petits coeurs ou de choux à la crème, c'est selon. Il sent bon même après un footing. Elle pourrait embrasser ses chaussettes sales. D'ailleurs, elle l'a déjà fait.

C'est son légionnaire au sable chaud, son marin aux ports lointains, son explorateur de l'impossible. A lui elle dit oui à tout, elle n'a peur de rien, ni conscience de quoi que ce soit, si ce n'est de son désir peut-être, certainement pas de son envoûtement.

Elle est sa plus grande fan.

Un brin excessive, l'amoureuse. Mais touchante.
Je l'aime bien.

Observé au Fumoir, à Paris.

12.8.13

Minute pute ( de l'entreprise )

Y'a pas de raisons 

pendant que d'autres s'ébrouent dans l'eau chlorée de la piscine ici c'est la minute pute (!) des gens qui restent au bureau. Encore que ce qui suit n'a rien à voir avec une quelconque temporalité saisonnière puisque c'est toute l'année qu'on se farcit les joies du "bureau ouvert".

Alors voilà je bosse dans un open space sans fenêtres mis à part un puits de lumière là-bas au fond, une dizaine de personnes m'entourent à moins d'un mètre on est parqués comme des Chinois ! L'air pur est garanti 100% "miasmes et autres déchets polluants de la clim". Celle-ci fonctionne plutôt mal que bien, c'est selon si l'on est frileux ou pas, mais toujours dans les extrêmes : froid polaire ou four infernal, demandez pas d'autres alternatives y'en a pas. Rhinite chronique garantie.

Mon grand moment favori : quand l'une et l'autre collègues chéries s'appellent mutuellement au téléphone alors qu'elles se trouvent à 6 mètres de distance l'une de l'autre et parlent FORT dans le combiné au cas où une information viendrait à se perdre en cours de route, résultat c'est tout l'OPEN SPACE qui bénéficie de leurs propos faussement intéressants, peuvent pas bouger leur (gros) cul ? Le téléphone, quel outil formidâââble !

Le mot "bien-être" a été rayé de notre vocabulaire. Oh, bien sûr, nous terminons tôt dans l'après-midi (après avoir commencé à 7 heures du mat), de quoi nous plaignons-nous ? A nous Paris-Plages avec la chance de trouver un transat disponible ! Attention toutefois à ne pas s'endormir dessus pour cause de sieste évidente sans quoi la probabilité de se réveiller sans son iPhone ou ses chaussures (si, c'est arrivé à une copine) se révèle hautement probable, hélas !

Devant l'évidence, voici comment j'ai amélioré mes conditions de (sur)vie au bureau :

* impératif : se fournir en casque audio auprès des services généraux, le casque audio est mon meilleur ami, je l'aiiimeuh ! ne pas hésiter à écouter le même album mille fois, on s'en fiche avec deezer ou musicme ET ça donne la pêche ! Eviter de gigoter sur sa chaise, ça dérange.
** variante au casque audio : les boules Quies, moins fun et uniquement en cas de concentration intense obligatoire (rédaction d'un mail important, compte-rendu de rendez-vous avec Big Boss...)
* autre impératif (selon moi) : nettoyer son espace. Investir dans des lingettes spéciales et en passer une régulièrement sur le clavier (surtout !!), l'écran, le téléphone (oui !!), la table... tous les deux-trois jours.
* apporter une petite touche personnelle dans la déco. Pour ma part, comme j'aime la sobriété, je dispose sur mon bureau des accessoires suivants : une petite pomme de pin (j'ai fait mon deuil de la plante verte non sans difficultés), une fève en forme de petite vache, gagnée l'an dernier dans ma part de galette des Rois offerte par la boîte, deux bouquins ("Servitudes et grandeur militaires" et "Discours et rapports") non lus, donnés par une collègue. Autour, une répétition de cartes postales prises à la Fnac présentant une exposition sur Christian Lacroix. La répétition créé un effet graphique des plus intéressants.
* si on a une lampe individuelle, l'allumer, même si (surtout si) des néons placés au-dessus de nos têtes nous aveuglent, on évitera ainsi peut-être le décollement de rétine.
* disposer : d'un tube de crèmes pour les mains non grasse, s'en tartiner généreusement les menottes et en profiter pour s'auto-masser ; d'un Labello (ou autre, ici un Carmex eu dans MyLittleBox) ; d'un petit parfum (échantillons ou miniatures ; en asperger l'air ambiant autour de soi régulièrement -- en toute discrétion pour ne pas importuner ses voisins) ; d'une bouteille d'eau. En extra les jours fastes : un roll-on aux huiles essentielles, un encas (réfléchir, ça creuse).
* échanger des mails avec ses collègues préférés pour se marrer avec des liens funs ou râler ou critiquer la hiérarchie (oh ! c'est moche) (mais non c'est drôle) (effacer les mails !! si trop risqué, s'envoyer des textos).
* ne pas hésiter à se lever dès que possible pour se dégourdir les pattes et sortir prendre l'air en clignant des yeux, apprécier la météo (oh ! il fait soleil en fait, oh ! mais c'est quoi ce temps pourri).
* adopter la méthode Coué dans les pires moments : j'aime mon boulot j'aime mon boulot j'aime mon boulot... ou se projeter des images mentales qui font du bien : la plage / la montagne, le sexe avec son (sa) chéri(e), un chocolat pris au Plaza...
* se dire que finalement, ça pourrait être pire, on a un boulot, après tout.

Testé et approuvé.

Bisous !

4.8.13

Liste des essentiels pour se sentir bien chez soi

( un bout de ciel, même rose fluo )


* Voir le ciel depuis son canapé : essentiel, surtout en milieu urbain. Le regarder changer.

* Garnir de verdure chaque recoin possible : plantes vertes, bouquets. En placer près de la télé et de la hifi. Les regarder pousser, faner. En racheter d'autres quand on les aura trop mouillées ou oubliées.
* Craquer une allumette. Faire flamber une petite bougie. Garder les Dyptique pour le plaisir des yeux (au nez ça pique).  
* Tirer le rideau, en lin ou en coton fin, devant la fenêtre. Laisser le vent s'engouffrer dedans.

* Brûler de l'encens. Suivre des yeux les volutes de fumée.

* Garnir le lit d'oreillers en plumes d'oie, et la couette aussi. C'est moelleux, une douce chaleur se diffuse au fil des heures. Un vrai cocon.
* Changer ses coussins de canapé. Les choisir les plus larges possibles.
* Choisir la plus légère des guirlandes. L'allumer dès les fins d'après-midis.

* Rendre tout propre, impeccable, rangé. Au fur et à mesure. Ne pas se laisser déborder (ou à peine).

* Avoir toujours près de son lit des boules Quies. 
* Avoir toujours près de son lit de l'huile essentielle de lavande. En faire tomber quelques gouttes sur son oreiller. Respirer. Rêver.
* Avoir en permanence dans ses placards : du bon thé ; un bon café ; du cacao ; des amandes bio ; du whisky ; une bouteille d'hysope. 
* Avoir en permanence dans sa salle de bains : un savon de chez Santa Maria Novella ; une serviette tiédie par le sèche-serviettes ; de l'eau de rose juste sortie du réfrigérateur.

* Décider d'une tenue d'intérieur confortable en alpaga du Pérou et tee-shirts American Vintage (dans l'idéal).


* Etc.

1.8.13

Un chocolat au Plaza

Un chocolat chaud par 30°C ? Huhuhu, arrêtez le délire ! Oui mais voilà, je bosse moi mesdames et messieurs, et après un rendez-vous trop long chez S*****, le chocolat chaud du Plaza Athénée m'a détendue comme jamais.

Finement onctueux et fort en goût, couleur ambrée, le chocolat du Plaza assure

Le lieu : Plaza Athénée, avenue Montaigne, Paris VIII, dans la cour intérieure. Celle-ci, assez impressionnante, est entourée des quatre façades de l'hôtel, où le lierre et les célèbres géraniums des fenêtres forment une véritable forteresse végétale. Tout en haut, un rectangle de ciel (bleu aujourd'hui).

L'accueil : drôlissime, l'hôtesse me donnant du "bonjour monsieur" (je pensais avoir un physique ultra-féminin, maintenant j'ai des doutes). Elle se confond en excuses. Ce n'est pas si grave.

Le service : on attend un peu avant que quelqu'un s'occupe de nous. La cour est pourtant quasi déserte, sauf un couple d'Américains et une dame distinguée à la chevelure blanche extraordinaire. Ils sont deux : un gars qui parle (prend la commande), suivi d'un autre plus jeune portant le plateau. Lui observe avec délicatesse tout un rituel pour poser sur notre table : la soucoupe, la tasse et sa cuillère, les deux petits chocolats fins (sans doute issus de la chocolaterie Ducasse, le chef du restaurant), le sous-verre, le verre, la bouteille d'Evian, le pot de lait, le pot de chocolat..., les anses tournées vers nous, après nous avoir servies. J'ai un peu de peine pour lui, c'est tout un cinoche, mais il assure jusqu'au bout.

Le chocolat chaud dit "à l'ancienne" : l'odeur caractéristique est un petit bonheur en soi... à respirer profondément, la voilà la détente ! La couleur est d'un bel ambré, la texture, gentiment épaisse. Puissant en bouche, un brin amer, ce chocolat s'affirme, une vraie présence. Quelle personnalité ! Assez riche, après trois tasses, on a l'impression d'avoir fait un repas.

L'accompagnement : une bouteille d'Evian bien fraîche et deux petits fins chocolats par personne, dont l'un, praliné, a ma préférence.

Le prix : 14 euros. 

L'impression générale : le décor est sympa, on apprécie son calme. À cette heure-là (16 heures bien sûr !), en semaine et fin juillet, le lieu est à nous ou presque. Le chocolat tient ses promesses, j'aime particulièrement son amertume, on dirait de la fève de cacao pure. Les deux chocolats d'accompagnement sont un peu redondants. On préfèrerait un petit biscuit ou des fraises.

À savourer avec : l'envie d'un goûter "tout choco".

26.7.13

Firenze, Firenze


Ci-dessus, c'est Firenze. On reconnaît il Duomo au-dessus de l'Arno, et puis la tour du Palazzo Vecchio. Et cette lumière à nulle autre pareille.

La première fois que je suis venue à Firenze, c'était en novembre 2012. Je ne savais pas que j'allais y revenir souvent. Je ne savais pas que ses rues Renaissance me seraient bientôt familières.

Tellement j'aime cette ville, j'adorerais y acheter un pied-à-terre. Ou bien je séjournerais au Four Seasons, sublime de beauté. Le cadre incroyablement enchanteur atteint une perfection presque irréelle. 

Firenze c'est le berceau de Léonard de Vinci, de Michel-Ange, et j'en passe. J'aime l'idée qu'ils ont un jour lointain foulé ces pavés biscornus. 

( la très belle biographe de Sophie Chauveau sur Léonard de Vinci, chez Folio )
( à lire de préférence sur les marches de l'église Santa Trinita, et jeter un oeil de temps à autre sur les passants )




A Firenze le ciel très pur peut virer au noir profond lorsque l'orage menace. Les éléments sont très présents. On a ressenti le tremblement de terre. Ciel, terre : la nature s'exprime avec force sans faire dans la demi-mesure.  

( cathédrale sur bleu dingue )

Firenze me fait penser à Paris. En mieux. 

22.7.13

De la fraîcheur où on peut



Comme il me plaît de jeter un oeil sur la lavande à la fenêtre
la vue de ce verre glacé
ravit mon existence

6.6.13

5 jours en Norvège

La chance de vivre à Paris, c'est celle de pouvoir prendre un vol "au vol" et de se retrouver, deux heures plus tard à peine, dans un autre pays...

Un long week-end, cinq jours à tuer ? Direction la Norvège, Oslo et Bergen ! On a déboulé avec nos cols roulés et nos parkas, il a fait 25°C sous un soleil inattendu. On a eu chaud dans nos chaussures de rando. Si j'avais su, j'aurais pris mes Havaianas.

Survoler le pays de jour se révèle idéal pour découvrir sous les hublots les étendues de terre bien verte, trouées par l'eau formant ainsi une multitude de petites îles sur lesquelles s'épanouissent les sapins. La Norvège est une terre propice au sport de plein air, pour sûr.


un pays en vert et bleu

D'ailleurs, les filles sont très sportives. Et belles, c'est vrai. De blondes à très blondes, la peau mate ou dépourvue de mélanine mais toujours lisse, le visage poupin. Leurs tenues se résument à porter sneakers et collant en Lycra sans oublier la bouteille d'eau à la main. Plus pratique pour courir et pratiquer la marche rapide, seule ou entre copines, parfois avec bébé dans sa McLaren ! Résultat, elles affichent une silhouette de rêve. 

une population soucieuse de sa santé

La gent masculine, elle, est tatouée, plutôt plus que moins.

A Bergen on a dégusté des cinnamon rolls, goûté de la baleine (si... c'est délicieux) et du saucisson d'élan, photographié sans relâche les couleurs de la ville... J'ai beaucoup aimé ce joli port. J'imagine qu'il y fait bon vivre (enfin, surtout quand la lumière est aussi belle, ce qui était assez exceptionnel d'après les locaux).














En Norvège nous reviendrons, pour visiter les fjords. 

23.3.13

Amour, citron, etc.

( les cadenas d'amour sur le pont des arts )

( un citron florentin )

( le petit manège du parc )

5.3.13

Pompéi


oubliée 1 600 ans... redécouverte par hasard au XVIIe siècle
ville endormie momifiée sous son manteau de cendres

Pompéi

( Vesuvio ° toujours actif ! )