18.2.13

Feignasserie.

Dehors le ciel décline moi plantée sur le canapé j'observe sa course folle.

J'imagine la rue le vent les mitaines le nez rougit

Un livre, Murakami naturellement ;

Dans ce café-là branché parfait parfait regarder les passants.

Au taf trois personnes parties filles sont revenues mères.
Je scrute leur visage. Déception de ne rien y trouver. Une taille épaissie, des cernes à peine plus profonds, la maternité n'a laissé que ces traces en apparence. Elles sont jeunes bien nourries ont une couette où se lover. Je cherche leur regard, provoque la rencontre. Rien, non je ne vois rien. Je cherche les traces du bouleversement. Ai-je assez bien observé ?

10.2.13

Pourquoi j'aime... le style Sarah Lavoine

En plus d'être canon elle porte un nom qui sent bon les champs à perte de vue sous un ciel d'été. Certes, c'est aussi le nom de son célèbre mari -- ô le beau couple. Elle a la voix grave des femmes qui en imposent, toute en contraste avec sa blondeur polonaise de descendance aristocratique. Elle est mère de trois enfants et l'une des "designers d'intérieur" les plus fines de la place de Paris. Sarah Lavoine a, semble-t-il, coché de nombreuses fois la case "réussite" dans les grands domaines de la vie.

S'il n'est pas facile de définir un style, pour celui de Sarah Lavoine je dirais : un mélange simple et élégant de matières brutes, lin, bois, béton ciré, aluminium. Des couleurs neutres, beaucoup de blanc, du noir toujours présent, des nuances naturelles de bois, des contrastes venant surprendre l'oeil, astucieusement disposés et provenant de sa propre gamme de peinture.

On sent un intérêt certain pour l'esthétique japonaise. Ses intérieurs sont harmonie, subtiles équilibres. D'emblée, on s'y sent bien. Ici, deux dressings identiques entourent le lit, là, le confortable, la rondeur répondent à la stricte nécessaire ligne droite inhérente à tout intérieur. Ca s'appelle avoir le sens des proportions. Partout, des bouddhas rapportés de Bali, des oeuvres picturales, des livres d'art, des bougies, les lins de Caravane, les lampes de Paola Navone.

Le superflu est superflu, les matériaux de la meilleure facture et l'esthétisme ethnique rendent les lieux beaux tout simplement, dans lesquels je serais tout à fait disposée à vivre. En attendant de m'offrir l'une de ses créations, je m'inspire de son talent, je pioche dans ses bonnes idées et tente de les appliquer à mon propre chez-moi tout en respectant mes contraintes d'espace et de budget. Et je reviens régulièrement m'immerger dans son univers, lorsque j'ai envie de belles images et de suivre son actualité.

2.2.13

Enfin février

Précédemment, dans ma vie... (je n'avais et n'ai toujours pas prévu de faire de ce blog un journal intime 2.0 mais, parfois c'est tentant)

je n'ai pas souhaité de bonne année ici. Ce qui est dommage, cette photo pouvant se prêter très bien à l'exercice :

( vue depuis un coin des Tuileries, un soir d'été ° Paris 2011 )


je n'ai pas publié de bilan de mon année 2012 "so" spéciale. ça, c'est sûr, j'avais eu le temps de m'épancher sur mon histoire de genou brisé et opéré pendant que je la vivais, et qui m'avait valu six mois de farniente dont je rêve encore aujourd'hui (sans genou brisé toutefois, si possible). 

après, je n'ai plus eu le temps, ou l'envie, d'écrire. 

j'ai repeint mon apart en blanc craie, changé la déco et apporté une touche finale à tous les petits travaux nécessaires pour faire de ce lieu un lieu propre, qui me ressemble, où je me sens bien, l'idée étant de faire abstraction de son étroitesse et de son environnement pas forcément très zen.

j'ai voyagé. j'avais tellement besoin d'élargir mon horizon après avoir compté des semaines durant, pendant ma convalescence, les brins d'herbe du jardin alpin de mes parents ! 

j'ai réalisé deux vieux rêves. 

( c'était méga important de finir l'année sur de l'inhabituel, de l'époustouflant -- à mes yeux. vital, dans l'état psychologique où je me trouvais. )

je suis partie dix jours à Rome, dont un à Florence. seule. en novembre l'air était printanier, doux comme la caresse d'une aile de papillon. forte émotion que de découvrir Rome, enfin, où l'on est à la fois plongé dans un film de Fellini et dans la force antique de la ville. j'ai visité. j'ai voulu déambuler beaucoup, m'attarder à la terrasse d'un chouette café, commander un chocolat-crème et regarder les passants. après neuf jours je connaissais bien la typographie des rues, j'avais humé leur atmosphère si particulière, pratiqué mon italien, pénétré dans toutes les églises, dégusté les gelati à tous les parfums, croisé de nombreux séminaristes et autant de bonnes soeurs, croqué dans des pizze fameuses, usé mes semelles et m'étais émerveillée, chaque soir immanquablement, devant les arabesques d'étourneaux dans le ciel poudré.

à Florence, merveilleuse Florence, j'ai admiré le David sous toutes ses coutures et rencontré l'amour comme dans un roman. j'en parlerai ici peut-être un jour, tellement c'était... surréaliste. 
vous y croyez vous, au destin ?

deux semaines après Rome, j'ai survolé l'océan et la forêt amazonienne jusqu'au Pérou.

jamais je n'étais allée aussi loin sur la planète. j'en rêvais depuis toujours. le Pérou, c'était une envie forte, ancienne et tenace. si je devais faire un grand voyage pour clore mon année d'immobilité forcée, il fallait que ce voyage marque un grand coup. qu'il soit assez puissant pour contrebalancer la frustration et la douleur des mois précédents. le Pérou, Macchu Picchu, étaient de ces voyages-là... 

là encore, j'ai tout adoré. pas une fois je n'ai été déçue, ce qui peut parfois se produire lorsque les fantasmes de l'attente prennent le pas ! c'était fantastique. inoubliable. c'était jaune, rose, vert, bleu, rocailleux, brumeux, ensoleillé, sec, humide, haut, très haut, étonnant, émouvant, sauvage, animalier, musical (oh !... les flûtes de pan en live, belle émotion) et tant, tant d'autres choses encore.

quelle fin d'année ! 

et puis, je passerai sur la morosité de janvier, sur le ciel opaque de Paris, sur l'attente du bus avant l'aube, je passerai sur tout ça, on s'en fiche maintenant, février est là.


( sérénité bienvenue de cette église face à l'agitation des rues ° place de Trevi )

( tout Rome se résume dans ce ciel )
( là, on est au Pérou... )

( ces gentilles dames préparent un milk-shake de jus de fruit de cactus ° très acide :)

( mythique Titikaka ° 3 700 mètres au-dessus de la mer )

( Pérou, terre de randonnées )

( joli balcon sculpté à Cuzco )

( envoûtant Macchu Picchu ! justifie souvent à lui seul le voyage )